17/06/2011

17/06/11 - 15:23

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17/06/11 - 15:19

Récit du voyage dans l'Ouest Canadien



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29/12/2010

29/12/10 - 16:32

Récit du voyage en Ouzbekistan



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29/12/10 - 16:32

Recit de voyage en Egypte



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Fasciné depuis l’enfance par les péplums Hollywoodiens, les multiples bandes dessinées et les dessins animés en tout genre ayant pour cadre le pays glorieux des pharaons, j’étais impatient de fouler le sable et les pierres de la haute Egypte !

Une simple promenade dans Paris ne manquait de raviver cette curiosité héritée de l’enfance, en rappelant le fabuleux héritage légué par l’Egypte ancienne. Tous les sphinx entre la place du Châtelet et le Palais Royal, la grande pyramide du Louvre. Et l’Obélisque de la Concorde ? A quoi devait donc ressembler sa sœur jumelle restée sur les bords du Nil dans le cadre majestueux du temple de Louxor ?



Malgré cette grande admiration pour la civilisation des pharaons, le voyage en Egypte fut maintes fois repoussé. Sans doute la peur de se retrouver noyés en permanence dans les foules de touristes. La crainte aussi de faire les visites au pas de course, chronomètre en main, calqué sur le rythme quasi militaire des groupes japonais et chinois. Sans avoir le temps de se poser sur une pierre et de contempler tout simplement la beauté des lieux en oubliant le temps. Le risque également de s’ennuyer ferme sur le bateau de croisière, et de ne pas goûter pleinement à l’ambiance des soirées costumées avec les buffets à volonté poulet spaghetti …

L’Egypte loin des foules, était-ce encore possible même au cœur de la haute saison ? La réponse fût oui ! Visiter le pays en prenant son temps, à l’écart des sentiers maintes fois rebattus et de la cohue… Ce sont les critères qui m'ont conduit à choisir la felouque comme bateau de croisière.

La felouque est un petit bateau à voile, voguant sur le Nil depuis la nuit des temps. Par rapport au grand bateau de croisière, les manques sont évidents : pas de cabines privatives, pas de salles de bains, pas de grande salle de restaurant, pas de piscine, etc … Un confort très rudimentaire donc ! Une vraie croisière de spartiate !

Et pourtant, les moments magiques ne manquent pas à bord de la felouque : la navigation au gré du vent sans aucun bruit de moteur, au plus près des rives du Nil où nous pouvons observer de tout près l’activité des pêcheurs et la course des oiseaux entre les roseaux et les papyrus...

Voguer les pieds dans l’eau au plus près du fleuve, empruntant les petits bras du Nil que ne peuvent suivre les gros bateaux. Puis vient l’accostage à la tombée de la nuit au bord d’une plage déserte sur une île au milieu du Nil : le temps d’une petite baignade dans le grand fleuve et le succulent dîner est déjà prêt, à base de mezzés orientaux d’une exquise finesse.
Enfin arrive le moment de se poser autour du feu de bois dressé sur la plage, de fumer le narguilé sous la voûte étoilée à la fois bleue et noire, de pousser la chansonnette, « Salma ya salama … (…) … un homme des sables des plaines sans arbre s’en va de son pays … ». La nuit se passe chaudement emmitouflé dans un bon duvet et sur de bons matelas, bercé par les clapotis des vagues.

Avec la felouque, il a été possible de s’arrêter à de nombreuses occasions sur les bords du Nil, de parcourir les champs et les palmeraies en longeant les ancestraux canaux d’irrigations, traverser des villages nubiens perdus dans les palmeraies et se faire inviter pour prendre le karkadé (thé à l’ibiscus), se perdre dans les carrières de pierres du Djebel Silsila qui servirent à ériger les temples pharaoniques …

Est-ce parce que nous avions des horaires décalées ? Nous avions quasiment les temples pour nous tout seul à Philae (visité en fin d’aprem), Kom Ombo (à midi), Edfou (en fin d’aprem), Louxor (en nocturne). Un luxe ! Et en plus, un guide égyptologue passionné pour nous faire partager les mystères de l’Egypte antique.

JOUR 1 & 2

Départ depuis la France sous la tempête de neige ! 2 heures de retard pour l’avion, ce n’est finalement pas si grave lorsque l’on sait que tous les avions resteront cloués au sol dès le lendemain.

Nous arrivons à Louxor en fin de nuit. Petit dej sur une terrasse panoramique offrant une vue superbe sur le temple de Louxor, le Nil et la montagne pyramide de la vallée des Rois dans le lointain. Nous prenons la route pour Assouan et après un déjeuner sur la felouque, nous visitons le superbe temple de Philae d’époque ptolémaïque dédié à la déesse Isis. Le temple d’Isis est situé dans le cadre enchanteur d’une petite île sur le Nil.


Le temple d'Isis à Philae :



Fin de journée au Souk d’Assouan. Très touristique ! Sollicitations permanentes mais ce véritable harcèlement se fait toujours avec le sourire et dans la bonne humeur. C’est déjà ça ! Première nuit sur la felouque … de courte durée car nous nous levons à 3h du mat’ le lendemain !


Bas reliefs au temple de Philae, Souk d'Assouan et soleil levant sur la route d'Abou Simbel :




JOUR 3

3h45 du mat’ ! Il fait encore nuit noire. Nous sommes bien insérés dans la file du convoi encadré militairement qui s’apprête à partir à 4 h pétante pour les temples d’Abou Simbel. Nous terminons la nuit dans le minibus.

Vers 6h30, les premiers rayons du soleil levant sur le désert de Nubie viennent nous tirer de notre sommeil. Nous arrivons peu de temps après sur le site d’Abou Simbel. Parking immense, grandes allées aménagées à l’américaine, tourniquets de métro et portiques détecteurs de métaux… le site est manifestement voué à accueillir le tourisme de masse ! Quelle bonne idée d’avoir acheté les billets d’entrée à l’avance ! Nous profitons pendant 20 bonnes minutes du site en toute tranquillité.

C’est magnifique ! Le temple construit par Ramsès II à sa propre gloire et celle de sa 1ère épouse Néfertari mérite vraiment le voyage ! Incroyable quand on songe que ces colosses de pierres ont été sculptés il y a plus de 3000 ans !


Les temples d'Abou Simbel, à la gloire de Râ, Ramses II et Nefertati :




A l'intérieur du grand temple d'Abou Simbel :




De retour sur Assouan vers midi, l’après–midi est consacrée à la navigation en felouque sur les bords du Nil. Doté d’un bon bouquin et confortablement calé dans les coussins, le temps passe trop vite à voir les paysages défiler !


En felouque sur le Nil ...




JOUR 4

Matinée de ballade dans la grande palmeraie bordant le Nil, en traversant plusieurs villages nubiens aux maisons peintes et riches en couleurs. Nous passons par le grand marché hebdomadaire de Daraw. On est loin du souk à touristes avec ses échoppes de babioles et ses vendeurs au taquet. La promenade dans ce marché animé constitue un véritable voyage dans le temps ! On se croirait vraiment plongé dans un tableau orientaliste du 19ème siècle. Le marché aux bestiaux avec tous ses dromadaires est vraiment impressionnant !


Villages nubiens et grand marché de Daraw :



Nous visitons ensuite le beau « petit » temple bicéphale de Kom Ombo dédié aux dieux Sobek (crocodile) et Horus (faucon). Les bas et hauts reliefs du temple sont superbes mais on s’y perd un peu dans le panthéon foisonnant des divinités égyptiennes !


Le temple de Kom Ombo dédié à Sobek et Horus :




Pour y voir un peu plus clair dans la mythologie égyptienne, voici ci-dessous une présentation ultra simplifiée (et donc forcément réductrice !) du panthéon égyptien. Il y a d’abord l’ennéade d’Héliopolis expliquant la création de l’univers et ses principales forces motrices représentées chacune par une divinité.



Il y a également le fameux mythe Osirien dans lequel le maléfique Seth assassine son frère Osiris pour lui ravir le trône d’Egypte. Osiris est ramené une première fois d’entre les morts par Isis, sa fidèle épouse (c’est aussi sa propre sœur !) et magicienne. Plein de fureur, Seth retrouve Osiris et le découpe en 14 morceaux qu’il éparpille aux quatre coins d’Egypte ! Isis aidée de sa sœur Nephtys (par ailleurs épouse de Seth et amante d’Osiris, vous suivez toujours ? ? ?) arrive à récupérer 13 des 14 morceaux du corps d’Osiris. Avec l’aide du dieu chacal Anubis (fils secret de Nephtys et Osiris), Isis parvient à faire revenir à la vie Osiris un court moment, pendant lequel ils font un enfant … Horus le dieu Faucon.

En tant que fils d’Osiris, Horus est de facto l’héritier légitime du trône d’Egypte. Seth le maléfique (toujours là celui là !) ne l’entend pas de cette oreille et livre un combat titanesque contre Horus. Horus finit par triompher et devient finalement le premier des pharaons…

Le mythe Osirien permet d’expliquer les rôles attribués à chaque divinité : En triomphant de la mort, Osiris symbolise la vie éternelle et représente le dieux des morts et de l’au-delà. Isis symbolise la femme parfaite par excellence dans toutes ses facettes : épouse fidèle, mère aimante, magicienne talentueuse.
Nephtys représente la solidarité fraternelle indéfectible et Horus symbolise la victoire du bien contre le mal et devient le protecteur du pharaon. Seth symbolise le chaos et le désordre, mais son rôle dans la mythologie égyptienne n’est pas totalement maléfique car il est également le protecteur du dieu soleil Ré contre le serpent Apophis (un vrai méchant celui là !)

Les autres dieux principaux du panthéon égyptien permettent d’expliquer les phénomènes de la nature : crues du Nil, etc ….




JOUR 5

Encore une petite promenade dans la palmeraie, puis sur les rives désertiques du Nil jusqu’au grande carrière de pierres du Djebel Silsila. Puis farniente et navigation toute l’après-midi à bord de la felouque. Baignade dans le Nil sous le regard stupéfait des touristes des gros bateaux qui passent !


Croisière en felouque sur le Nil !




JOUR 6

Après une promenade sur les bords du Nil et une navigation en Felouque, nous arrivons en fin de journée à Edfou. Là aussi, superbe temple de l’époque ptolémaïque dédié à Horus. Nous sommes les seuls à visiter ce lieu à cette heure tardive du jour !


Le temple d'Horus à Edfou :






Nous nous laissons un moment tenter par la promenade en calèche, mais les calèchetiers commencent à dégoupiller entre eux sur le thème « cette fois, c’est à mon tour de prendre ces touristes .. pas à toi ! ! !) Le ton monte, le volume sonore aussi. Que c’est désagréable après la visite d’un endroit si magnifique ! Finalement, aucun calèchetier ne fera fortune car nous continuerons le trajet … a pied

Dernier repas à bord de la felouque ! Nous veillons tard, à jouer au Uno et au Tarot.


Lumières de la Nubie :




JOUR 7

Journée intensive sur le plan culturel ! Nous rejoignons Louxor pour visiter le temple funéraire de la reine Hatchepsout et les tombeaux de quelques Ramsès (IV, VII et IX) dans la vallée des rois. Cette fois impossible d’échapper à la foule ! Une véritable marée humaine. On apprécie rétrospectivement d’autant plus le calme des jours précédents. Même le « petit train » pour faire quelques 200 mètres est obligatoire. C’est dire !

Les vendeurs à la sauvette sont de vrais filous mais on commence à être habitué. Une copie de petits bas reliefs sculptés, annoncée au départ à 50 euros descend finalement jusqu’à …. 2 euros lorsque le vendeur tente un dernier essai au moment du départ du bus !


Le temple de la reine Hatchepsout sur la rive ouest du Nil :




La splendeur des tombeaux des Ramsès dans la vallée des Rois :




Du temple de la reine Hatchepsout au temple de Karnak :



On retrouve les foules au majestueux temple de Karnak où fut tourné le mythique James bond «L’espion qui m’aimait ». Ne pas louper la vue sur le temple depuis le bassin du lac sacré. Inoubliable au coucher du soleil !


La nuit tombe sur la ville de Louxor :



A la nuit tombée, moment de shopping dans les rues de Louxor. Passage obligé à Twinky, la meilleure pâtisserie de la ville. Hummm ! les célèbres petits gâteaux égyptiens. En ce soir de réveillon de Noël, un papa Noël se promène dans les rues du centre ville suivi par une ribambelle d’enfants et sous le regard amusé des passants.

Le temple de Louxor est magnifiquement éclairé la nuit ! La visite nocturne est magique !
Repas de réveillon de Noël avec vue sur les montagnes éclairées de la vallée des Rois !


Le temple de Louxor by night :



JOUR 8

Dernière matinée en Egypte ! Lever au petit matin dans la nuit noire pour un baptême en montgolfière au-dessus de la vallée des Rois et de la vallée du Nil. C’est superbe mais il ne faut pas manquer la fabuleuse vue sur le temple de la reine Hatchepsout car on passe très vite dessus ! L’essentiel du vol se déroule ensuite au-dessus des champs de cannes à sucre et des villages nubiens qui s’éveillent doucement avec les premiers rayons du soleil.


Survol de la vallée des Rois en montgolfière au lever du soleil !



Le temple de la reine Hatchepsout depuis la montgolfière :




Fin du voyage, il est temps de rentrer en France … balayée depuis une semaine par les tempêtes de neige...



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29/08/2010

29/08/10 - 15:17

Recit du voyage en Inde du Nord (Ladakh & Agra)



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En bien ou en mal, l’Inde laisse rarement indifférent le voyageur qui la découvre. De nombreux routards croisés sur les routes du monde m’ont décrit leur voyage en Inde dans des termes où émerveillement et stupeur se retrouvaient la plupart du temps inextricablement mêlés. L’Inde semblait être le pays de tous les extrêmes où le raffinement fabuleux des palais d’un maharadjah des temps anciens côtoient les méandres crasseux et tentaculaires des bidonvilles ; où les couleurs éclatantes des tuniques des élégantes indiennes contrastent avec les corps boueux des éboueurs intouchables. Les premiers chocs visuels arrivent dès la sortie de l’aéroport, tels cette jeune indienne portant un sublime sari safran volant au vent, assise fièrement en amazone derrière son compagnon sur une mobilette d’occasion crasseuse pétaradant à tout va.

Les cinq sens sont constamment sollicités : le turquoise éclatant et le safran chatoyant des tuniques, les innombrables couleurs et saveurs des épices, les effluves parfumées de jasmin et de thé, le bruit omniprésent et incessant, excepté dans les vallées reculées du grand Himalaya.

L’Inde est plurielle, il serait d’ailleurs plus juste de parler « des Indes » tant le contraste est saisissant entre l’ébullition de la vallée du Gange et le majestueux silence au cœur des vallées du grand Himalaya.
Ce premier voyage en Inde me conduit tout d’abord au Ladakh. Une région qui n’est pas forcément représentative du cœur de l’âme indienne, mais néanmoins très réputée dans la communauté des routards – trekkeurs pour les rencontres et paysages exceptionnels qu’elle offre aux randonneurs. Disons le tout de suite, cette réputation est loin d’être usurpée ! Parfois, le Ladakh hante d’ailleurs pendant longtemps la mémoire de certains voyageurs, telle cette vieille fille croisée en Birmanie et restée implacablement bloquée sur l’année 1979, lorsqu’un bel et ténébreux hindou l’avait embarquée à moto sur les routes du Ladakh, traversant tout l’Himalaya jusqu’aux fumeries de Katmandou.

La carte de l'itinéraire :



Le Ladakh est une vallée située à l’extrême nord de l’Inde dans la région du Cachemire. Irriguée par le fleuve Indus, cette vallée fertile est cernée par les deux plus hautes chaînes de montagnes du monde : entre le Karakorum et le grand Himalaya (littéralement « séjour des neiges » en sanscrit). Ces montagnes sont si hautes qu’elles stoppent généralement les masses nuageuses de la mousson, entraînant un climat extrêmement désertique. En dehors des quelques oasis nées de patients dispositifs d’irrigations, c’est le monde minéral qui domine à perte de vue.


JOUR 1 & 2

L’avion se pose à New Delhi vers minuit. Même au cœur de la nuit, la chaleur est écrasante en cette fin juin ce qui donne un aperçu inquiétant des températures caniculaires qui doivent sévir en journée ! Le transfert vers l’aéroport domestique ne permet pas de lever le mystère sur la capitale indienne dont l’essentiel reste dissimulé dans l’obscurité de la nuit. L’éclairage public est extrêmement rare et les formes des immeubles longeant la route sont à peine suggérées en ombres chinoises.

A l’aéroport domestique, nous prenons un deuxième petit avion qui décolle juste avant l’aube, direction plein nord. Le survol de l’Himalaya est somptueux : montagnes déchiquetées, langues glaciaires interminables... les Alpes en deux fois plus haut, dix fois plus large incroyablement plus spectaculaire !




Atterrissage en début de matinée sur la toute petite piste de l’aéroport de Leh, la capitale du Ladakh. Le temps de se remettre du décalage horaire et nous voici déjà à arpenter le bazar et la vieille ville (Gogsum), véritable labyrinthe de ruelles jalonnées de Chortens.

La ville de Leh connue son heure de gloire jusque dans les années 1920 lorsque le commerce transhimalayen atteigna son apogée. Les vicissitudes géopolitiques (la partition de l’empire des Indes, la fermeture de l’URSS et la rivalité avec la Chine) transformèrent progressivement cet opulent carrefour commercial en cul de sac du bout du monde. Les militaires s’installèrent aux côté des moines pour constituer encore aujourd’hui l’écrasante majorité de la population du Ladakh.

Depuis une décennie, l’essor rapide du tourisme dans la région et plus généralement de l’économie indienne relance l’activité de la région : les routes de terre se bitument à grande vitesse, les faubourgs des villages poussent comme des champignons. Cette région restée assoupie pendant de nombreuses décennies s’ouvre maintenant à la modernité avec la fulgurance des nouveaux venus dans le bal de la mondialisation. Mais le processus n’en est encore qu’à ses débuts, si bien que le voyage au Ladakh constitue encore aujourd’hui un merveilleux voyage dans le temps.

La déambulation dans les ruelles de Leh entre les petites maisons de briques crues jointes avec du torchis et blanchies à la chaux nous entraîne au pied du Lechen Palkar : le palais royal de Leh. Son architecture tibétaine classique de 9 étages est assez imposante : écuries, magasins, logement de serviteurs, Ketuk Chepmo (grandes cours pour les cérémonies), appartements royaux … Il y avait de la place pour tout le monde !

Après le palais royal, le chemin quitte les habitations et continue de monter dans la montagne, jusqu’au nid d’aigle de Namgyal Tsemo offrant une vue panoramique sur Leh, l’ensemble de la vallée verdoyante de l’Indus. Apparaît dans le lointain la sombre chaîne montagneuse du Zanskar dominée par la figure altière du Stok Kangri (+ de 6000 m !). Le soleil de cette fin d’après midi éclaire la scène d’une magnifique lumière. Seul le claquement au gré du vent des drapeaux de prières vient rompre le profond silence de la montagne



Du haut de notre nid d’aigle, le caractère multi confessionnel de Leh saute aux yeux : les minarets des mosquées côtoient les Chortens bouddhistes et les pagodes chinoises. L’un des rares endroits du monde où les religions se mêlent harmonieusement ? Car dans la vallée voisine de Srinagar, ce n’est déjà plus le règne de la tolérance …

Redescendu dans le cœur de la ville, c’est désormais l’heure du thé « masala chay » véritable spécialité indienne : un thé au lait au goût rehaussé d’un mélange d’épices : cannelle, gingembre, cardamome, clous de girofles. Goût très marqué. En général on adore ou on déteste ! Perso, j’adore …
C’est déjà l’heure du dîner … très épicé pour le plus grand malheur d’une partie du groupe (ça va être dur dur les 2 semaines au pays des épices !). Les naans (pains indiens) sont succulents notamment ceux à l’ail ! En fin de repas, on mâchonne des graines d’anis grillées : idéal pour digérer et purifier l’haleine !
Le soir venu, j’entame la lecture de « La Mousson » de Louis Bromfield, fabuleux voyage dans l’Inde des années 1930 croisant les destins d’expatriés anglais décadents et de ténébreux hindous.


JOUR 3

Journée d’acclimatation à l’altitude. Car même au fond de la vallée de l’Indus, nous sommes quand même à 3 500 mètres d’altitude ! Alors une petite journée d’acclimatation ne peut pas faire de mal avant d’attaquer à pied les cols de 5000 mètres prévus au programme des prochains jours.
La journée est consacrée à la visite des monastères de la haute vallée de l’Indus. Tout d’abord le magnifique Thiksey, un majestueux monastère situé sur un piton rocheux. Une construction hallucinante qui fait penser à une miniature du Potala tibétain de Lhassa. Le Dalaï Lama y est d’ailleurs venu en 1980. A l’intérieur, belles peintures murales, riche bibliothèque, splendide vue sur la vallée depuis les toits du monastère …



Si le Ladakh appartient politiquement à l’Inde, sa géographie, ses paysages et sa culture le renvoient incontestablement au monde tibétain et à la civilisation bouddhiste.
Au fond d’une gorge profonde et adossé à flanc de montagne, nous visitons ensuite le monastère d’Hémis célèbre pour son festival annuel qui se tient en été. A cette occasion, des moines peuvent se retrouver envoûtés par des divinités leurs conférants des pouvoirs surnaturels, par exemple se tenir les yeux bandés en équilibre sur les hauts remparts vertigineux du monastère ! J’ai pas essayé …

Le point d’orgues de la visite : les peintures murales du 18ème siècle dans un style sinisant. Belle collection de Tangka au monastère de Matho, fameux également pour sa bibliothèque creusée de niches dans lesquelles sont conservés des manuscrits enluminés.



Retour sur Leh en fin de journée, à demi endormi et bercé par la musique hindou de la radio du 4*4. Nouvelle ballade dans la ville de Leh jusqu’au terrain de criquet où s’entraîne l’équipe de foot municipale. Tournée des échoppes à la nuit tombée. Que les tapis de soie et les mandalas tissés sont beaux ! Le dîner du soir semble encore plus épicé que celui de la veille ! Humm ! La montée des escaliers de l’hôtel est en revanche plus aisée que la veille. L’acclimatation à l’altitude semble en bonne voie !


JOUR 4

Nous reprenons la route le long de la vallée de l’Indus, vers le nord cette fois. Un dernier panorama de Leh du haut du Shanti Stupa, puis direction le Stok Palace qui abrite la résidence de la famille royale du Ladakh depuis 1840. Les trésors de la dynastie millénaire sont exposés dans le petit musée du palais : nombreux bijoux notamment les magnifiques coiffes des reines en pierres de jade.



Nous assistons au déjeuner des moines au monastère de Phiyang et arrivons au lieu de Bivouac à l’entrée de la vallée de Phiyang. L’après-midi est consacrée à une petite ballade le long du ruisseau qui remonte la vallée. La lumière de fin d’après midi magnifie le paysage contrasté entre les terres cultivées luxuriantes, les flancs de montagnes arides et les cimes enneigées. Une paysanne Ladakhi tente de rattraper sa vache égarée au milieu du torrent.
Première nuit sous tente, bercé par le bruit du ruisseau coulant en contrebas… et par l’aboiement des chiens errants ! !


JOUR 5

Le premier jour de trek commence sur les chapeaux de roues ! Le passage d’un col à plus de 4100 m d’altitude est au programme … La montée très raide se fait lentement mais sûrement. Au passage du col, une magnifique vue sur toute la vallée de l’Indus et la chaîne du Zanskar vient récompenser nos efforts. Après une descente abrupte dans un pierrier, pause casse croûte pour le déjeuner sous le soleil implacable de midi ! Pas un poil d’ombre dans ce désert minéral et le vent des plateaux ne s’engouffre pas dans le fond de cette vallée.



Nous arrivons au bivouac dans le fond de la vallée en début d’après midi sous une belle chaleur. La baignade dans le torrent glacé dévalant de la montagne est un pur plaisir !
Pas grand chose à faire dans cette vallée du bout du monde à part contempler les montagnes et bouquiner à l’ombre d’un Eucalyptus. Le Farniente après l’effort de la marche ! Dans le groupe, maux de têtes dû à l’altitude et tourista commence à faire leur apparition. Les chanceux cumulent les deux ! Remède de grand-mère conseillé : boire beaucoup et manger épicé ! Délicieux beignets indiens à l’apéro avec une p’tite lichette de Rhum local ...


JOUR 6

Toujours le beau ciel bleu ! Les nuages accumulés en fin de soirée la veille se sont évaporées avec la nuit. Comme hier, le passage d’un col à plus de 4000 m d’altitude nous attend. La montée est moins rude que la veille et une légère bruine vient opportunément rafraîchir nos efforts dans la montée. Nous rencontrons des perdrix himalayenne et des « zaux », croisement d’une vache avec un Yack. Quelques flocons précèdent notre arrivée au col offrant un superbe panorama sur les chaînes enneigées du Zanskar et du Ladakh.
La redescente est rapide vers une autre vallée verdoyante où broutent paisiblement des troupeaux de Yacks. Déjeuner à l’ombre d’arbres fruitiers à proximité des clapotis d’un ruisseau. Dans l’après midi, traversée d’une longue plaine désertique balayée par les vents. Passage de quelques mini canyons et nous voici revenu dans la grande vallée de l’Indus à l’endroit ou le grand fleuve croise le chemin de la rivière Zanskar. Bivouac à ‘ombre de peupliers altiers et d’arbres fruitiers. Repos bien mérité après ces 7 h de marche ! Traditionnelle baignade trempette dans le ruisseau en contrebas.




JOUR 7 à 11

Notre trek dans les montagnes du Ladakh se poursuit sous un ciel particulièrement clément. Bien que la végétation soit rare en dehors du fond des vallées, le paysage est loin d’être monotone. Les jeux de lumières tout au long de la journée entre le gris des nuages et les ocres chatoyants de la terre sont un émerveillement permanent pour nos yeux. En un sens, les montagnes du Ladakh offrent des scènes plus dépaysantes que les gigantesques montagnes du Népal car il n’y a vraiment rien de commun ici avec nos paysages alpins.

Les paysages deviennent particulièrement somptueux en fin d’après midi, lorsque les derniers rayons du soleil viennent raviver les milles et une nuances de ce désert minéral.
Les multiples torrents dévalant la vallée nous offre l’occasion de faire une toilette complète presque tous les jours. Un vrai luxe de pouvoir rester propre !



Le chemin de randonnée alterne entre les plateaux désertiques et le fond luxuriant des vallées, véritable oasis de douceur où nous pouvons observer des scènes bucoliques d’un autre temps. En cette fin de printemps, les grands travaux des champs consistent notamment à arracher les fleurs de moutarde qui pullulent un peu partout dans les cultures en terrasses à dominante de blé et d’orge. Nous passons également à proximité de plusieurs monastère que nous visitons : le monastère de Likir perché sur son éperon rocheux avec pour arrière fond l’écrin majestueux de montagnes complètement enneigées, le monastère de Rizong tapis au fond d’un cirque rocheux où s’égaillent de jeune moinillons avec des jouets fais mains à partir de simples fils de fer …



Sur l’essentiel du parcours de trek, le chemin semble peu fréquenté par les touristes et ils nous arrivent même de ne pas en croiser un seul pendant plusieurs jours. Les habitants des montagnes se montrent particulièrement gracieux et hospitalier à notre égard. Le maire d’un des villages traversés nous invite même à boire du … lait de Yack ! Est –il besoin de signaler que le goût de ce breuvage est vraiment très … disons « spécial » : une sorte de lait très entier, caillé et sévèrement musqué ! Qui en reprend ?




Le printemps a été exceptionnellement neigeux, et bien qu’étant maintenant début juillet, les cimes des montagnes sont encore coiffées par de belles couches de neiges. Mais le niveau des torrents sont aussi particulièrement hauts et les passages de guets avec de l’eau jusqu’au genoux fréquents, surtout le dernier jour du trek. De nombreux animaux sauvages semblent s’être accommodé à la dure vie des montagnes du Ladakh : nous croisons des troupeaux entiers de bouquetins, un renard et de nombreuses perdrix des neiges.




JOUR 12

Le trek touche maintenant à sa fin. Un dernier grand col et nous voici revenu sur la grande route qui longue la vallée de l’Indus. Retour à la modernité et aux bruits de la civilisation automobile !
Nous prenons un pick- up en direction du nord vers le mythique monastère de Lamayuru. Nous ne sommes plus maintenant qu’à quelques dizaines de kilomètres de la frontière pakistanaise. Les convois militaires et les check points sont légions !

Pas de chance, la route principale pour Lamayuru est fermée pour travaux. Il va falloir faire un détour par la montagne en arpentant l’une des plus hautes routes du monde puisqu’elle monte jusqu’à plus de 5000 m ! La route sinueuse et vertigineuse est très fréquentée par les camions Tata allant jusqu’à Srinaggar. Le cheminement de ces monstrueux camions sur la petite route de montagne donne de vrais hauts de cœur ! Klaxonnage de rigueur dans les virages ! Et on serre les dents et même autre chose à chaque croisement ou dépassement ! Le jeune chauffeur montre heureusement un sang froid à toute épreuve…

Les minutes semblent s’étirer de manière interminable sur cette route infernale, et nous commençons à regretter sérieusement de ne pas être plutôt rentrés directement à Leh où nous serions arrivés tranquillement pour le tea time …




Mais la superbe arrivée sur le site de Lamayuru produit un effet d’autant plus euphorisant que le trajet en pick up avait été terrifiant. Le monastère est d’allure assez classique, mais son emplacement au sommet d’un éperon rocheux et entouré des montagnes sombres et déchiquetés du Zanskar est d’une beauté incomparable. Et l’intérieur conserve de nombreuses peintures murales bien restaurées. Magnifique iconographie Lamaïste
Maintenant habitués aux interminables lacets de la route de montagne, le trajet du retour semble une formalité ! Une fois revenu dans la vallée de l’Indus, nous marquons l’arrêt au monastère d’Alchi unique dans la région : des peintures médiévales aux couleurs superbes et aux détails d’un très grande finesse. A ne pas louper ! Vraiment magnifique.



Incroyables lumières du soleil couchant sur la route de retour sur Leh où nous arrivons à la nuit tombée. L’ambiance dans la ville est différente d’il y a 10 jours. Les touristes commencent à arriver en masse, notamment un grand nombre de lookés « babacool » en escarpin qu’on imagine guère se lancer dans un grand trekking de la région. Leh, la nouvelle Katmandou branchée pour bobos citadins sur -stressé en quête de break ?




JOUR 13

Notre séjour au Ladakh touche maintenant à sa fin. Réveil très matinal et direction l’aéroport de Leh où les mesures de sécurité sont draconiennes. Le ciel est nuageux et pluvieux. Une chance de ne pas avoir eu ce temps pendant le trek ! D’autant plus qu’une fois revenu en France, nous apprenions aux informations que la région du Ladakh ainsi que tout le Pakistan voisin allaient être victimes de pluies diluviennes et de terribles inondations

Les conditions météo ne sont cependant pas trop défavorables et nous pouvons quand même décoller pour Delhi ! Il était inconcevable de partir d’Inde sans voir le cultissime Taj Mahal d’Agra. Nous faisons donc le détour pour Agra pendant ces deux derniers jours en Inde.
Les horaires de train n’étant pas très pratiques, c’est en bus que nous faisons les 200 km qui séparent Agra de Delhi. Les 5 heures de trajet passent finalement très vite tant l’animation sur le bord de la route offre un spectacle permanent d’un dépaysement total. Troupeaux de dromadaires et de vaches (sacrées ? ! ?) traversant la double voie express, motos entre contre sens, fourgonnettes surpeuplées, saris multicolores volant au vent …



Le magnifique complexe funéraire d’Akbar marque notre arrivée dans les faubourgs d’Agra. Le Taj Mahal s’aperçoit au loin entre les feuillages des banians mais la véritable surprise de la découverte de ce lieu mythique sera pour le lendemain. La chaleur a été écrasante toute la journée et l’orage de mousson s’abat violemment à la nuit tombée. La pluie est intense mais finalement de courte durée.




JOUR 14

Ah ! La splendeur du Taj Mahal au lever du soleil ! Nous arrivons à l’entrée du site de bon matin, au moment où le soleil jaillit de la ligne d’horizon. Le spectacle des premiers rayons du soleil éclairant d’une teinte rosée les marbres immaculés du Taj Mahal est vraiment superbe. Le site est encore très calme au petit matin, d’autant plus que nous sommes en baisse saison (période de mousson). Nous avons le site quasiment pour nous ! Moment vraiment magique donc, à profiter pleinement de la sérénité qu’inspire ce lieu ; à s’imprégner au calme de toute la poésie de cet endroit magnifique. La quintessence de l’âme indienne, un pur décor de carte postale !



Le décor entourant le Taj Mahal proprement dit est également enchanteur : des jardins et canaux paisibles, de beaux édifices de style persans tout droit sortis d’un conte des milles et une nuits … Vu de tout près, la finesse de l’ouvrage laisse également pantois : la délicatesse des hauts reliefs, la splendeur des ornements floraux en pierres semi -précieuses incrustées dans le marbre blanc … L’empereur moghole devait être très amoureux pour construire un tel tombeau à sa belle regrettée.



Un des incontournables d’Agra est également la visite du fort rouge, un magnifique ensemble fort militaire / palais résidentiel. Certaines salles égales en beauté les plus belles pièces de l’Alhambra de Grenade. Ce petit aperçu de palais indien donne vraiment envie de découvrir les merveilles du Rajasthan lors d’un prochain voyage.



En fin de matinée, l’accablante chaleur de l’été c’est à nouveau parfaitement réinstallée. Il est temps pour nous de reprendre la route pour Delhi où nous attend l’avion du soir qui nous ramènera en France… Le long de la longue route entre Agra et Delhi, nous admirons une dernière fois le spectacle enivrant de ces Indes colorées aux multiples visages.





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27/08/2010

27/08/10 - 15:57

Récit de voyage en Equateur



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La carte de l'itinéraire :




JOUR 1 & 2

On ne peut vraiment pas dire que les hôtesses de KLM soient des fainéantes ! Toutes les heures à passer dans les allées avec leurs chariots de boissons, de repas et de duty free. Ce défilé incessant d’élégantes bataves ne s’arrêtera donc jamais ! Après des escales à Amsterdam, Bonaire et Guayaquil (sic !), nous arrivons enfin sur Quito. Le ciel sur la cordillère des Andes est parfaitement dégagé et le survol de l’allée des volcans est absolument époustouflant : Chimborazo, Tunguraha, Cotopaxi, ils sont tous là fièrement coiffés de leurs neiges éternelles.




A peine les bagages déposés à l’hôtel, nous partons à la découverte du centre historique de Quito. Nous arrivons pile à l’heure de la relève de la garde présidentielle qui se produit une fois par semaine sur la Plaza de la Independencia. Les gardes paradent fièrement dans leurs costumes d’opérette sur leurs beaux destriers, sous l’œil amusé de lycéennes en costume visiblement triées sur le volet.




Visite dans la foulée de l’église de la Compañia de Jesus, réputée être l’une des plus belles d’Amérique latine. L’intérieur est quasi intégralement recouvert d’or avec une décoration baroque exubérante. Las ! tous les bijoux et les trésors incas qu’il a fallu fondre et perdre à jamais pour faire la décoration de cette église !

Direction maintenant la Plaza San Francisco où nous nous frottons pour la première fois à la cuisine équatorienne. Dans l’après-midi, petite grimpette au belvédère du Panecillo dominé par une grande statue de la Vierge, où l’on bénéficie d’une belle vue à 360° sur tout Quito et les volcans environnants.




Nous quittons Quito en milieu d’après-midi, direction le Nord en bus, le long de la panaméricaine. Nous arrivons peu avant le coucher du soleil au bord de la magnifique lagune de Cuicocha où est située l’auberge rustique dans laquelle nous passerons la nuit. Magnifique lumière de fin de journée sur l’allée des volcans. Vin chaud à la cannelle à l’apéro (il n’y a que comme cela que le vin équatorien est buvable !)

JOUR 3

Réveil très matinal ( jet lag aidant !) pour profiter au maximum du temps parfaitement dégagé de la matinée. Le refuge rudimentaire dans lequel nous avons dormi n’avait pas fait de double des clés ! Qui donc a claqué la porte en laissant l’unique exemplaire de clés à l’intérieur ? ! ? Il faut bien 20 minutes pour rouvrir la porte au pied de biche ! Enfin prêt pour le petit dej. Les amateurs d’expresso seront à la peine en Equateur où le café a l’improbable goût d’un mélange de robusta brut et de café americano (plus connu sous le nom de « jus de chaussettes ! »)

Première journée de marche à un rythme très tranquille afin de bien s’acclimater à l’altitude. L’idée est de commencer tout doux, pour monter ensuite en puissance progressivement les jours suivants et être fin prêt pour l’objectif final du voyage : l’ascension du volcan Cotopaxi. Nous faisons le tour complet de la superbe lagune Cuicocha, caractérisée par ces petits îlots volcaniques en son centre. Belles orchidées sauvages et flore de montagne tout le long du parcours.




Dans l’après-midi, nous prenons en bus la direction du sud en marquant l’arrêt dans les villages de Cotocachi (artisanat du cuir) et de Péguche (tissages et artisanat d’instruments de musique). Arrivée en fin de journée dans le petit village indien de La Esperanza sur les flancs du volcan Imbabura. Nous allons passons deux nuits en guesthouse, chaleureusement accueilli par une famille quechua. Petit jardin idyllique avec une variété incroyable de fleurs tropicales, ibiscus et fleurs colibris notamment.

Le succulent dîner est l’occasion de découvrir les spécialités de la région. La cuisine des Andes est d’abord basée sur le maïs et les dizaines de variétés de pomme de terres cultivées tout le long de l’allée des volcans. La soupe de légumes dont la fameuse mazamorra (potage épais à base de maïs moulu, de choux et de pommes de terre relevée d’oignons et d’épices) occupe une place de choix dans le repas du soir. Abondance également de maïs frit en pop-corn.

Pour les estomacs solides, tous les plats sont accompagnés par une petite coupelle de salsa picante à base de piments rouges. Les llapin-cachos ou tostadas de maiz (galettes de maïs fourrées au fromage fondu ou à la banane) sont délicieuses. L’équateur est également le paradis des jus de fruits tropicaux mixés au shaker : papaye, fruits de la passion (aya tacso, maracuya, granadilla), ananas, mûres (mon préféré !) sans oublier bien sûr les délicieuses naranjilla et tamarillo (tomates d’arbres). Le climat de l’Equateur étant caractérisé par une saison unique, « un éternel printemps », la plupart de ces fruits sont disponibles tout au long de l’année !

JOUR 4

Ascension du volcan Cubliche culminant à 3850 m. 1ère journée de marche « sérieuse » avec vue superbe sur les neiges éternelles du volcan Cayambe, le 3ème plus haut sommet d’équateur à plus de 5700 mètres d’altitude. Magnifique paysage de cocagne où se mêlent collines verdoyantes et glaciers étincelants des hauts sommets de l’allée des volcans. La silhouette parfaite du Cotopaxi se détache au loin sur la ligne d’horizon. Le sommet du volcan Cubliche est parsemé de petites lagunes dans lesquelles se reflète le patchwork de couleurs des petites parcelles cultivées dévalant des flancs de la montagne.




Retour en fin de journée dans notre guesthouse du village Indien La Esperanza. Nous donnons un petit coup de main à la récolte du maïs qui servira de base au repas du soir. Fin de soirée animée par des chansons populaires des Andes et des danses folkloriques comme celles pratiquées le jour de l’Inti Raymi, la fête du soleil des Incas. Le grog servi à tous les convives à base de rhum « maison » égaye les esprits. Tout le monde se prête au jeu de la danse !

JOUR 5

Nous faisons nos adieux à la famille indienne qui nous a accueilli ces deux jours et prenons la direction en bus du village de Zuleta. Nous chaussons alors nos souliers de randonnée pour rejoindre tranquillement Otavalo à travers les forêts d’eucalyptus, les magnifiques champs colorés de quinoa et les cultures en damier sur les contreforts du volcan Imbabura. Le glacier du volcan Cayambe impose toujours son blanc étincelant dans un ciel bleu azur sans aucun nuage. Il paraît que ce type de temps dépourvu de toute nébulosité est extrêmement rare pour la saison. Nous avons de la chance ! Arrivée en fin d’après-midi dans le petit village de San Pablo et route en bus pour Otavalo, la grande ville de la région.




JOUR 6

Première journée d’ascension d’un sommet de plus de 4000m d’altitude ! Le Fuya Fuya qui culmine à 4263m plus précisément. Le magnifique temps ensoleillé avec un ciel sans nuage que nous connaissons depuis le début du voyage prend malheureusement fin. Le temps de plus en plus couvert nous laisse cependant admirer les magnifiques lacs de montagnes qui entourent le volcan Fuya Fuya : les lagunas Mojanda. La flore de haute montagne est également d’une variété extraordinaire. Un cactus est une véritable attraction au sommet. Des petits équatoriens grimpent sans effort (eux !) jusqu’au sommet.




Longue promenade l’après-midi sur les hauteurs d’Otavalo jusqu’à l’arbre du Lechero (plante sacrée des indigènes) et à travers les petites parcelles de cultures sur les flancs du volcan Imbabura. Traversée ensuite d’une forêt dense par un petit chemin qui conduit à la belle cascade de Peguche. Promenade le soir dans Otavalo et dîner en ville dans un resto ayant le bon goût de passer en musique de fond des chansons du groupe Los Kjarkas !

JOUR 7

Samedi matin, grand jour de marché à Otavalo ! Les indiens affluent de tout le nord de l’Equateur pour venir y écouler artisanats, bétail et toutes sortes de denrées alimentaires ! Le marché aux bestiaux est impressionnant avec tous ces cochons, vaches, moutons, lamas, poussins et poules à foison ! Le prix du cochon se marchande fermement entre les protagonistes de la foire aux bestiaux. La partie du marché réservée aux fruits & légumes est un festival de couleurs ! Bien difficile de mettre un nom sur la plupart des fruits tropicaux tant il y en a de multiples sortes !




Le passage dans les allées des boucheries n’est pas à conseiller aux végétariens sensibles à la cause des animaux ! Les cochons énormes sont dépouillés aussi facilement que des petits lapins et allègrement dépecés. Il y a même la possibilité d’en déguster sur place dans les multiples gargotes installées sous les halles au cœur du marché. Le marché d’Otavalo est vraiment le lieu de rassemblement des différentes cultures indiennes de la région, reconnaissables à leurs différents chapeaux et tuniques colorées.




L’achat d’un chapeau Panama de qualité est presque une affaire d’expert ! heureusement que Fausto est là pour me conseiller et m’aider au marchandage, toujours de rigueur. Les chapeaux sont en effet d’une qualité très variable, et s’ils semblent tous magnifiques sur les étales du marché, ils n’auront pas tous la même allure après avoir été roulés en boule au fond du sac de voyage !

Route en bus pour Quito en fin d’après-midi. Arrivée en début de soirée au cœur du quartier moderne de la capitale. C’est vraiment la fièvre du samedi soir sur la place Mariscal Foch et dans les rues adjacentes ! Toute la jeunesse dorée équatorienne s’y donne rendez-vous autour d’un Pisco Sour pour bien commencer la soirée… et s’enivrer avant la journée de dimanche où toute forme d’alcool est interdit à la vente dans la capitale.

Concert de rock quechua au restaurant et délicieux fruits de mer frits, puis dernière petite ballade dans les rues animées de Quito.

JOUR 8

A peine sortie des faubourgs de Quito, la route grimpe rapidement dans la montagne en direction du volcan toujours actif Guagua Pichincha culminant à 4794 m. Magnifique vue dans la montée en bus sur le volcan Cotopaxi cerné par les nuages. La caravane de randonneurs s’étire pendant la montée au refuge du Pichincha.

Malheureusement, le temps se couvre rapidement et les nuages deviennent très envahissant avant notre arrivée sur les bords de l’immense cratère. Le mauvais temps ne nous permet pas de voir grand chose au sommet… Même au cœur de la saison sèche, la nébulosité est très importante en Equateur. Vent glacial sur le chemin de crête qui longe les bords du cratère.

Une éclaircie éphémère nous laisse entrevoir l’impressionnante moraine du Pichincha, un paysage fantastique du bout du monde ! En fin d’après midi retour sur la route et nous prenons la direction du Sud sur la panaméricaine. Nuit dans une petite auberge en pleine cambrousse au milieu de nulle part au cœur de l’allée des volcans, au pied des Ilinizas. P’tit apéro maison.


JOUR 9

Le mauvais temps ne va pas nous quitter de la journée ! La montée au refuge du volcan des Illinizas se fait dans un brouillard épais et même sous quelques flocons glaçants. Nous distinguons à peine la moraine du volcan en contrebas du chemin de crête que nous gravissons. La superbe vue sur le volcan Cotopaxi situé juste en face ne se découvrira jamais … C’est au moins un bon entraînement pour l’ascension prochaine du Cotopaxi car nous montons quand même jusqu’à 4750 m d’altitude. Route pour la grande et triste ville de Riobamba en fin d’après midi. Coupure générale d’électricité dans la ville mais heureusement cela ne dure pas !


JOUR 10

Le temps du matin est très couvert et rend l’humeur un peu morose : un 3ème jour consécutif sans voir grand chose des beaux volcans d’Equateur ? La route pour le Chimborazo s’élève rapidement sans qu’on s’en aperçoive si ce n’est le changement de végétation. A partir de 4000 m d’altitude, la route continue dans un décor purement minéral et l’on aperçoit dans la brume qui nous entoure de nombreux troupeaux de vigognes.




Nous perçons miraculeusement l’épaisse couverture nuageuse vers 4 500 mètres d’altitude. Et la superbe face sud du volcan Chimborazo 6 210m se dévoile progressivement. Un magnifique mur de glace parsemé d’innombrables séracs. Le temps dégagé nous permet de monter jusqu’aux aiguilles de Whymper à 5 300 mètres d’altitude, pics rocheux acérés cernés par les neiges éternelles. Le vent sur le chemin est extrêmement violent et il a parfois des bourrasques à faire tituber un colosse !

La redescente vers le refuge se fait sous une météo assagie. Ah ! le luxe d’une soupe bien chaude pour le déjeuner !. Le temps redevient vite exécrable dans l’après-midi. Quelques troupeaux de vigognes et de lamas se frayant un chemin dans les herbes grises et ocres de la pampa avant le retour dans la brume et les nuages …




Nous quittons maintenant la cordillère des Andes, direction Baños et les portes de l’Amazonie. Nous basculons en un rien de temps du désert minéral de la Sierra à l’enfer vert de l’Amazonie. La végétation devient de plus en plus exubérante. La route s’enfonce en longeant un canyon aux versants recouverts d’une épaisse forêt humide. Entre deux nuages, on aperçoit fugitivement les fumerolles et les neiges éternelles du volcan actif Tungurahua.




Baños se révèle une ville charmante, surtout en comparaison de toutes les autres petites villes plutôt lugubre d’Equateur. Il fait bon flâner dans ses rues animées à la tombée de la nuit. Nous sommes aux portes de l’Amazonie. Crêpes bretonne au dîner !

JOUR 11

Cette journée d’excursion à Baños permet de découvrir des paysages verdoyants et luxuriants fort différents des altitudes arides et austères de l’Altiplano Andin. La route qui descend lentement des contreforts de la Sierra jusqu'aux profondeurs de l’Amazonie est ornée d’une série de majestueuses cascades. Le passage d’une rive à l’autre du canyon se fait au moyen spectaculaire de nacelles suspendues dans le vide et approchant au plus près des remous tumultueux des cascades gorgées par les pluies de ces derniers jours.




Promenade dans la forêt primaire et observation d’un flore tropicale exceptionnelle. Impressionnant pont suspendu au niveau de la cascade dite du « chaudron du diable » !

Retour sur Baños pour le déjeuner. L’après-midi devait être réservée au farniente pour bien se reposer avant le départ pour le Cotopaxi. Mais le beau temps revenu me pousse à faire une petite grimpette au mirador de la vierge qui surplombe toute la ville de Baños lovée dans son écrin de verdure.




17H voici venue l’heure de faire la tournée des magasins de trekking pour louer le matériel de haute montagne nécessaire à l’ascension du Cotopaxi : piolet, crampons, chaussures « cramponables », baudrier, surmoufles, masque de ski … Pour une poignée de dollars, on a tout le matériel à disposition ! Le choix le plus délicat est celui des chaussures cramponables. Jamais essayé auparavant. Celles disponibles sont presque aussi confortables que des chaussures de ski ! On fera avec …

A la nuit tombée, direction la piscine thermale qui constitue la principale attraction de Baños. Que du bonheur ! La piscine est en large majorité fréquentée par les locaux. C’est animé et très convivial, on se retrouve tout serré dans des petits bassins chacun de température différente. Hypocondriaque de l’hygiène s’abstenir ! mêmes si l’ensemble paraît relativement propre. On commence avec un bain à 37°C, suivi d’un bain d’eau froide et retour enfin dans un bain à 42°C ! Super relaxant ! On y passe une bonne heure sans déplaisir.

La journée devait se terminer en beauté par la dégustation d’un cochon d’Inde grillé. Celui de Cuzco m’avait laissé un souvenir impérissable. Las ! le cochon est ici tout rachitique et il n’a plus que la couenne et les os à ronger ! Qui a tout sifflé ? mystère mystère … Je ne suis malheureusement pas mes 2 compères dans la tournée des bars de Baños. L’objectif imminent du Cotopaxi m’impose une cure stricte ! (soupir)

JOUR 12

Départ de Baños dans la matinée. La route remonte rapidement vers les hauteurs de l’Altiplano et la température se rafraîchit subitement. En à peine quelques dizaines kilomètres, nous passons des prémisses de l’Amazonie aux cimes enneigées des volcans des Andes, de 1800 à 4500 mètres d’altitude ! Le volcan Cotopaxi reste toujours enfermé dans son anneau de nuages qui ne l’a pas quitté depuis maintenant une bonne semaine. La base du volcan et sa moraine aux couleurs flamboyantes sont cependant bien visibles. La lisière des nuages remontant, on aperçoit même de plus en plus distinctement au fur et à mesure de notre approche les langues glaciaires descendant des flancs du volcan

Nous laissons le 4*4 au terminus de la route à 4 500 mètres d’altitude. La montée au refuge est un bon entraînement pour ce qui nous attend demain ! Montée courte mais harassante sous le poids de notre gros sac à dos (il faut amener la nourriture pour les prochaines 24 H, le duvet et le matériel de haute montagne : piolet, crampons …). C’est lourd ! Les chaussures de marches cramponables sont aussi légères que des chaussures de ski … et la piste raide et sablonneuse ralentie notre progression.

C’est avec bonheur que l’on se débarrasse enfin du sac à dos en arrivant au refuge. Une bonne soupe pour le déjeuner ainsi que des fruits.




En début d’après-midi, départ pour « l’école de glace ». Nous atteignons le bout du glacier en une vingtaine de minutes. Une fois sur la glace, c’est le moment de pratiquer des petits exercices fort utiles pour qui (comme moi) n’a jamais fait de marche sur glacier : apprendre à chausser les crampons, à monter une pente de glace inclinée à 50° selon différentes techniques (en canard, en escalier …), puis à la redescendre ! Tout cela rappelle les 1ères sensations de l’apprentissage du ski alpin. Notamment lorsque au moment de tourner … il faut se mettre un moment les pieds face à la pente ! Les exercices suivant consistent à s’entraîner à des petits sauts de crevasses (des fausses … pour aujourd’hui ! ), puis à savoir « chuter » avec le piolet (tout un art …).

Finalement tout ceci se révèle assez facile et contribue à lever une bonne part des appréhensions que j’avais à randonner sur la glace. Une bonne mise en confiance pour l’ascension du lendemain !




Les conditions météos sont en plus devenues optimales dans le courant de l’après-midi : plein soleil sur le glacier et le sommet du Cotopaxi maintenant parfaitement dégagé ! De bonne augure pour demain ? On traîne un peu sur le chemin du retour vers le refuge, histoire de profiter de ce beau temps providentiel.

Dîner à 6H : une bonne soupe et des sucres lents : « pâtes à la Cotopaxi ». Le mal des montagnes n’a toujours pas fait son apparition… Mais mieux vaut être prudent alors je reprends une dernière fois un petit cocktail aspirine-paracétamol-diamox (non non ce n’est pas le « pot belge » !). Et puis surtout, boire sans relâche de l’eau (et rien que le de l’eau ! ! !), même en l’absence de sentiment de soif. Il faut en être gorgé comme une éponge, et tant pis pour les aller-retours au petit coin à répétition ! C’est en effet un des moyens essentiels pour contrecarrer les effets de la raréfaction de l’oxygène dans l’organisme. A 7h du soir, tout le monde au dodo dans son duvet .

Difficile de trouver le sommeil dans ce refuge où l’on dort à plus de 10 dans des pièces remplies de lits superposés sur 3 niveaux. Un p’tit coup de cantates de Bach au MP3 …. Finalement un sommeil léger fini par arriver.


JOUR 13

Minuit. Voici venue l’heure H du jour J ! Les guides viennent de nous réveiller pour le petit dej’. Pas très faim ce matin… L’altitude et la petite adrénaline de ce qui nous attend noue bien l’estomac. Et puis minuit, c’est pas une heure pour savourer des croissants !  L’essentiel est d’avoir fait le plein de sucres lents la veille. Nous voilà donc à 1h du mat’ fin prêt pour partir, les sacs sur le dos. Tout le monde dans le groupe n’est pas au mieux de sa forme : la tourista et le mal des montagnes en mettent quelques-uns uns mal en point dès le départ. Mais la motivation est unanime.

Le début de la progression est très lente et nous mettons un bon moment (plus que prévu) pour atteindre les bords du glacier. Un premier abandon à ce niveau là. Ne reste plus pour continuer que 2 guides pour 5 valeureux montagnards en herbes. La forme physique est importante mais le mental joue beaucoup : on ne voit pas grand chose autour de nous dans l’obscurité de la nuit. La lumière de la lampe frontale éclaire à peine les séracs qui nous entourent.




Petite montée d’adrénaline vers 3h du matin au moment du passage des premières crevasses sur des petits ponts de neiges. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut des guides de montagnes d’expérience pour reconnaître son chemin au milieu de ce labyrinthe glaciaire dans l’obscurité de la nuit et la brume des nuages ! Car le mauvais temps accompagne notre ascension : un vent froid et glaçant transportant de petit flocons de neiges. Toujours dans un bon état de forme, je me mets en 1er de cordée derrière le guide, mais certains de mes camarades de cordée commencent à montrer des sérieux signes de grosse fatigue. Le « soroche » fait des dégâts.

Vers 6h du matin, les premières lueurs de l’aube pointent au-dessus de nos têtes. Le mauvais temps semble persister. La progression de notre caravane encordée est trop lente pour espérer atteindre le sommet dans les temps et la fatigue se fait sentir pour beaucoup. C’est donc l’heure du choix, et d’une ultime modification de cordée. Alors que tous mes compagnons préfèrent opter pour la redescente avec un des guides, je choisis de persévérer et de continuer l’ascension avec le dernier guide.

La dernière partie, la plus coriace du fait de l’inclination de la pente se fait sur les chapeaux de roues. Le rythme lent de la montée jusqu’à la séparation du groupe a permis opportunément d’économiser les forces pour l’ultime portion d’ascension.

C’est alors que le « miracle » se produit. Le vent cesse, la luminosité au travers du nuage devient de plus en plus intense jusqu’à ce que soudain … apparaisse le ciel bleu ! A force de monter et de monter encore, la couverture de nuages a enfin été percée et nous nous retrouvons au-dessus de la mer de nuages ! 5 750 m d’altitude. Plus que 150 m ! Au bout d’un impressionnant et vertigineux petit chemin en corniche, le sommet apparaît dans la ligne de mire. L’ascension n’est effectivement pas technique mais il y a quand même quelques petits passages où les personnes sujettes au vertige doivent serrer les fesses !

Une ultime bosse et voilà le sommet. 5 897 m ! Il est 7h30. L’impression d’être sur le toit du monde ! sur le seul iceberg de glace flottant au-dessus de la mer de nuages. L’empilement de 36 couches de vêtements n’est pas du luxe ! La couche extérieure est complètement gelée dans la glace. Mais le cratère au-dessus des nuages… sublime !




Séance photo ultra rapide (je vous dis pas la température là haut !). Il faut déjà reprendre le piolet pour la redescente. En effet il s’agit de ne pas trop traîner car la neige va vite changer d’aspect et se ramollir sous l’effet du soleil. Les crampons adhéreront alors de moins en moins dans la glace et la descente risque de devenir glissante. Mais surtout, ce sont les passages sur les petits ponts de neige des crevasses qui risquent de devenir problématique ! Pas de temps à perdre donc.




La descente se fait lentement mais sûrement. De nombreuses petites pauses, pour reposer les genoux, reprendre son souffle mais surtout admirer le paysage glaciaire époustouflant qui était resté dissimulé dans l’obscurité de la nuit lors de la montée. Séracs et crevasses, profonds canyons de glaces, murs entiers de stalactites gigantesques ! On retrouve finalement l’épaisse brume des nuages quelques centaines de mètres plus bas. Cette fois les crevasses sont bien visibles ! Ouf, la dernière est franchie sans problème.




En l’espace de 2h de descente, nous voici revenu à la frontière glacier / moraine à 5000 mètres d’altitude. Les 200 derniers mètres de dénivelés sur la moraine jusqu'au refuge sont finalement les plus éprouvants : jambes épuisées et lourdes, sol sableux glissant avec les chaussures cramponables. Je suis claquer Ouf ! le refuge est rapidement en vue. I did it !




Retrouvailles avec le reste du groupe, thé chaud. Humm, moment savoureux de détente après l’effort ! Sentiment étrange mêlé d’excitation et de grosse fatigue.
Redescente jusqu’au terminus de la route où nous reprenons le bus direction Quito. Les sièges du fond sont libres. L’occasion rêvée de s’y étaler pour faire une sieste dans le duvet ! Je ne vois pas passer la route qui nous ramène d’un rien sur Quito dans l’après-midi.

Détente bien méritée dans un hammam de la ville moderne. Nous fêtons ensuite la fin de notre trek en Equateur au champagne, pisco sour et vins sud-américains dans les bars de la ville du côté de Marescal Foch. L’abstinence d’alcool depuis plus d’une semaine pend fin en ce dernier soir de voyage. Le tout accompagné d’un succulent Bife de Chorizo saignant pour refaire le plein de protéines !. Malgré la fatigue, l’excitation de l’ascension successful du Cotopaxi ne permet pas de trouver facilement le sommeil. Surtout que la nuit de Quito en ce vendredi soir et très animée et bruyante !


JOUR 14 & 15

Dur dur le réveil à 5H30 du mat’ ! Mais il ne s’agit pas de rater l’avion de retour vers la douce France …



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27/08/10 - 10:34

Récit de voyage dans les îles grecques



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La carte de l'itinéraire dans les Cyclades :




Jour 1 (vendredi)

Arrivée sur les coups de minuit à l’aéroport d’Athènes. Grosse chaleur nocturne en cette mi-août ! Nous sautons aussitôt dans le bus de nuit en direction du Pirée où le chassé-croisé incessant des gros ferries à destination des îles grecques bat son plein même au cœur de la nuit.
1H30 du mat’ : nous voilà enfin arrivés à l’hôtel situé à proximité de la gare maritime et ferroviaire. Dodo illico après cette rude journée de transport !

Après une bonne nuit et une longue grasse-mat’, nous débutons la visite d’Athènes … sous une chaleur accablante ! Direction le centre historique en métro jusqu’au quartier de Monastiraki, puis ballade dans le quartier de la Plaka et visite de l’Agora romaine et de sa fameuse « tour des vents » : l’horloge de Kyrristos. Plein caniard maintenant ! L’heure de se restaurer à l’ombre des bougainvilliers en savourant une délicieuse salade grecque.

Visite dans l’après-midi du tout nouveau musée de l’Acropole construit pour accueillir l’intégralité de la frise du Parthénon … mais la moitié de celle-ci reste encore à l’extérieur du pays, notamment chez les Anglais au British Museum de Londres. Le musée de l’Acropole est bien aménagé de façon ultra moderne et possède de très belles pièces (poteries & sculptures dont les célèbres caryatides)




Vers 17h, le soleil a déjà bien décliné et c’est le moment idéal pour monter sur le rocher de l’Acropole (une fois avoir fait le plein d’eau !) Malgré l’affluence touristique et les échafaudages persistants sur une partie du site (le minutieux chantier de restauration va durer 20 ans !), le spectacle des ces ruines antiques baignées de lumière et juchées tout en haut d’une colline est vraiment superbe. Les lumières du soleil couchant donnent un élégant relief aux caryatides du temple de l’Erechthéion. La promenade qui suit dans les ruines verdoyantes de l’Agora grecque jusqu’au temple d’Héphaïstos est presque rafraîchissante car une petite brise se lève enfin. Beau panorama d’Athènes et de l’Acropole éclairée par les derniers rayons du soleil depuis la colline de l’observatoire dans le quartier de Thissio.




Retour dans l’incontournable quartier de la Plaka pour l’apéro à l’Ouzo et le dîner. Promenade dans les ruelles de placettes en placettes. Même si le quartier est ultra touristique, sortir un peu des sentiers battus permet toujours de dénicher d’excellentes tavernes servant une cuisine grecque de qualité… avec terrasse panoramique offrant une vue sur tout Athènes ! Déjà minuit passé, le temps de retourner à notre hôtel du Pirée…


Jour 2 (Samedi)

Départ très matinal en bateau rapide pour l’île de Santorin. Initialement, il était prévu de faire le trajet en bateau de nuit : départ la veille à 23H55, arrivée à destination le lendemain matin vers 9H en ayant passant la nuit dans une petite cabine double avec vue sur la mer. Une mini croisière romantique en somme ! Et là, patatras ! Nous avons eu la désagréable surprise d’apprendre la veille que ce bateau réservé longtemps à l’avance aurait presque 6 h de retard ! Les nouveaux horaires impliquaient d’errer toute la nuit dans les rues d’Athènes avec les gros sacs et de perdre toute une journée à Santorin. Du coup changement de programme et de compagnie de bateau : nous préférons passer une nuit supplémentaire et confortable à notre l’hôtel du Pirée (c’est les vacances après tout !) et prendre un autre bateau ultra rapide le lendemain

Nous arrivons sur l’île de Santorin en fin de matinée, en plein week-end du 15 août qui est le plus chargé de l’année ! Foule et cohue en arrivant au port où règne une belle pagaille. Un peu au hasard dans cette mêlée, nous montons dans un bus qui nous conduit à Thira, la capitale de l’île tout en haut de la falaise de la Caldeira. Thira a beaucoup changé depuis 22 ans, date de mon dernier voyage dans les Cyclades ! C’est devenu carrément bling bling et bondé d’avatar de Paris Hilton flânant devant les devantures des magasins de luxe et à l’abris derrière leurs grosses lunettes fumées style mouche.

A seulement 15 minutes à pied vers le nord, le village de Firostéfani apparaît quant à lui beaucoup plus tranquille et tout aussi superbe. L’endroit est franchement idyllique, avec toutes ces maisons blanches accrochées sur les flancs de falaises plongeant de manière vertigineuse dans une mer bleu azur. Nous prenons possession de notre petit appartement avec terrasse privative donnant sur le magnifique paysage de la caldeira. La piscine n’est pas très loin, et offre un moment de détente rafraîchissant dans ce cadre enchanteur. A mon humble avis, un endroit facilement dans le Top Ten mondial des endroits romantiques pour Honey-mooners aux côtés de Venise et Bali !

Dans la chaleur de l’après-midi, visite de la petite fondation de Pero Nomiko, un mécène ayant soutenu la restauration des fresques d’Akrotiri (véritable Pompéi grecque, les fresques sont admirablement conservées après avoir été enfouies pendant des siècles sous la lave).




Au soleil couchant, promenade vers le nord en direction de village d’Iméroviégli et de son rocher offrant une vue à 360° sur tout la caldeira. Somptueux ! Une fois la nuit tombée, les lumières des villages de Santorin scintillent comme dans un conte des milles et une nuits. Le tsatsiki qui inaugure le dîner est une fois de plus à tomber par terre ! Il va vraiment falloir prendre la recette en rentrant au pays !




Jour 3 (Dimanche)

Départ le matin pour Oia à l’extrémité nord de l’île, « le plus beau village de Grèce » dixit le célèbre petit guide avec le bonhomme au sac à dos. Les bus ne sont pas très fréquents sur l’île même en pleine saison, ce qui laisse tout loisir de sympathiser à l’arrêt de bus avec les locaux qui profitent du matin avant de prendre leur service. Le trajet en bus à Oia est si rapide qu’on ne voit pas le temps passer ! Oia, le village des petites églises blanches aux toits azurs juchées sur des falaises à mi chemin entre les bleus de la mer et du ciel. C’est ici ! On se dit que l’endroit mériterait une nouvelle visite dans la soirée pour le coucher du soleil.




Retour à Firostéfani en début d’après midi alors que le soleil commence à cogner sérieusement (que ces îles doivent être agréables dans la fraîcheur du printemps !). La canicule de l’après-midi est largement supportable sur les bords rafraîchissants de la piscine (car la mer est loin à Santorin quand on loge sur les bords de la caldeira : plaisir des yeux ou plage, il faut choisir !).

Nous n’irons pas à Oia en soirée : les bus sont bondés et ne marquent même pas l’arrêt à Firostéfani. Tant pis ! Même les locations de 2 roues et de quad affichent complet. Mais après tout, Firostéfani offre un coucher de soleil tout aussi superbe, notamment sur les hauteurs de la petite église dédiée à la vierge d’Agii Théodori, reconnaissable à son clocher à trois cloches et son dôme bleuté.

Ballade romantique à la nuit tombée sur le chemin de corniche qui longue la caldeira, et petite immersion dans la fièvre du dimanche soir du bling bling village de Thira.



Jour 4 (Lundi)

Nous profitons une dernière fois dans la matinée de la beauté du village de Firostéfani. Puis direction le port d’Athinios où règne encore une belle pagaille au moment de l’embarquement sur les bateaux. Navigation vers l’île d’Amorgos dans l’Est de l’archipel des Cyclades. Nous débarquons à Katapola puis prenons un bus qui nous conduit rapidement à Aigiali à l’autre extrémité de l’île.

Le contraste entre l’île de Santorin et l’île d’Amorgos est saisissant. Alors que la première, profitant de son exceptionnelle beauté, a vendu son âme aux sirènes du bling bling international, la seconde île a su garder l’atmosphère paisible et sereine de la Grèce d’il y a 30 ans. Les touristes sur cette île montagneuse où fut tourné le film « Le grand bleu » sont grecs en grande majorité. Ambiance familiale et détendue sur la grande plage de sable blond de la magnifique baie d’Aigiali où nous passons la fin d’après midi. Succulent dîner dans une taverne du port et emplettes à la supérette en vue de la journée de demain où nous nous lèverons demain dès l’aube à l’heure où rougeoient les montagnes …


Jour 5 (Mardi)

Aujourd’hui, c’est trekking ! Comme nous sommes au mois d’août et que la marche promet d’être longue, il faut partir avant le lever de soleil pour profiter de la fraîcheur du matin. Ptit dej’ express sur le balcon au moment où le ciel de la nuit commence à s’éclaircir. A 6h, nous voici déjà à l’entrée du long sentier muletier « palia strata » qui traverse l’île sur toute sa longueur et nous conduira jusqu’au monastère de la Panagia Chozoviotissa. La ballade est magnifique : traversée de petits villages de montagne, passage à proximité de petites chapelles immaculées perdues dans la lande, le tout en compagnie des vaches et des mules.

Une fois passé la première grande montée, le chemin suit quasiment la crête montagneuse de l’île, alternant entre les versants nord et sud. Des deux côtés, les multiples vues sur la mer 500 m plus bas sont superbes : falaises abruptes, petites îles dans le lointain, innombrables criques aux eaux turquoises qui invitent à la baignade….




Vers 10H30 et 15 km plus tard, le soleil commence à taper fort. Nous arrivons heureusement à destination : le monastère de la Panagia Chozoviotissa est enfin en vue : grandiose spectacle que cette construction immaculée haute de huit étages, accrochée à une falaise plongeant de façon vertigineuse dans la mer.

L’intérieur du monastère mérite également la visite avec ses beaux manuscrits et ses icônes recouvertes de feuilles d’or. L’accueil est chaleureux : un verre d’eau (ou de raki, c’est au choix !) et un loukoum à la rose nous sont même généreusement offerts.




La remontée sur le village de Chora au centre de l’île, bien que courte (20 min) est assez pénible du fait de la chaleur qui devient maintenant accablante ! Et dire que c’est à ce moment là que des randonneurs avec enfants en bas âge décident de partir pour les 5h de marche de la ballade … sans carte de rando. Mais peut être ont-ils la santé de ce vieux pope tout de noir vêtu qui dévale les escaliers du chemin du monastère avec l’agilité d’un jeune cabri !

Promenade dans le beau village de Chora, et déjeuner sur le pouce en attendant le bus qui nous ramènera sur Aigiali. Après cette matinée d’effort et une bonne sieste (rythme méditerranéen oblige !) la fin d’après midi est consacrée au farniente dans la baie d’Aigiali. Nous posons nos serviettes de bains sur les petites plages tranquilles du nord de la baie d’Aigiali. Snorkling dans les récifs à côté de la plage et bouquinage jusqu’au coucher du soleil. Nous retournons à la nuit tombée sur Aigiali et sa délicieuse taverne de poissons et de fruits de mer. Vin crétois savoureux.


Jour 6 (Mercredi)

Réveil matinal pour ne pas rater le ferry du matin qui part d’Aigiali avant même le lever du soleil. Nous serions bien restés un jour de plus sur cette belle île d’Amorgos, mais une semaine est si vite passée … et les autres îles des Cyclades nous appellent !

Navigation vers Paros et le port de Parikia où nous accostons en milieu de matinée. L’animation y est beaucoup plus intense qu’à Amorgos, mais sans le bling bling outrancier de Santorin. Bref, une île avec une atmosphère différente des deux autres mais toujours aussi agréable. Promenade dans la ville de Parikia, déjeuner, sieste et toute la fin de journée passée à la plage … Si l’eau et l’air pouvaient être aussi chauds en Normandie !


Jour 7 (Jeudi)

Après le farniente d’hier, place aujourd’hui au « culturel » : Excursion à la journée sur les îles de Délos et de Mykonos. A Délos, il ne reste plus grand chose de ce qui fût l’une des cités grecques les plus prospères et rayonnantes de la Méditerranée. Mais le splendide isolement des quelques colonnes et statues restantes face à la mer demeure un beau spectacle.



Les mosaïques constituant le sol des belles demeures antiques de Délos sont absolument magnifiques : dauphins, lions et divinités sont représentés avec une incroyable finesse et un formidable nuancier de couleurs. Ne pas manquer notamment les mosaïques de la maison des masques au bout du site pas forcément bien indiquée.



En face de l’île déserte de Délos, l’île de Mykonos offre un visage bien différent. Un mini Ibiza avec les foules de la haute saison. Le bateau nous laisse 3H30 à Mykonos, un temps suffisant pour aller rejoindre l’une des plages « mythiques » (sic !) de l’île. Malheureusement, les bus ne déservent pas toutes les plages. Nous nous contenterons de la très très surestimée « Paradise Beach ».

Las ! Invasion straight & textile généralisée… Dans ce domaine, les plages des îles visitées précédemment offraient davantage d’opportunités ! Ici, il y a tellement de transats et de parasols alignés en rang d’oignons qu’il faut aller au bout de la plage pour trouver un petit coin presque tranquille où poser sa serviette de bain. Quasiment personne dans l’eau, normal : tout le monde préfère se tanner le cuir au soleil sur les transats. Même le DJ semble encore tout léthargique à peine remis de sa folle nuit d’hier. Au loin à la mer, la dernière occupation « over hype » de Mykonos : le « canapé nautique ». Vous voyez le ski nautique ? et bien remplacez les skis par un gros canapé gonflable toujours tiré par un hors-bord… J’adooooore.

Nous plions bagages au bout d’une heure, préférant consacrer le peu de temps qu’ils nous restent à la visite des moulins de Mykonos et de la « petite Venise ». Un pélican vient nous rendre visite pendant la pause casse-croûte sur le vieux port. Déjà le temps du retour vers l’île de Paros et le village de Parikia. Visite de la belle église de la Panagia Ekatondapiliani. Fin de journée sur la belle plage de Livari à l’extrémité de Parikia. Première moussaka du voyage (il était temps ! non ?)




Jour 8 (Vendredi)

Journée passée sur les plages de l’île de Paros. D’abord côté ouest (Messada beach), puis au nord dans les petites criques accessibles en caïque au large du port de Naoussa, notamment du côté de la plage de Monastiraki. Plus à l’ouest vers une pointe battue par les vents dans un paysage aux allures quasi bretonne, certaines criques plus sauvages accueillent une plage en partie naturiste et gay.

Dîner dans le cadre enchanteur du vieux port de Naoussa baigné dans la lumière du soleil couchant. Romantique à souhait !


Jour 9 (Samedi)

Retour en bateau sur le continent et le port du Pirée. Mais impossible cette fois de rester sur le pont du bateau pendant la traversée : un vent phénoménal et des vagues gigantesques passant parfois le bastingage du navire !

Arrivée sur Athènes en milieu d’après midi. Retour en métro dans le centre ville et visite du très beau musée archéologique national. Puis ballade sur la colline de Lycabette qui offre un eau panorama sur tout Athènes, l’Acropole et la mer Egée dans le lointain.




Ballade en fin de journée dans les parcs du jardin national, puis soirée à La Plaka où l’animation du samedi soir bas son plein. Petite escale imprévue mais mémorable à la station Faliro juste avant le Pirée sur le chemin du retour … Retour à l’hôtel pour faire son sac. Avion tôt le lendemain…


05/04/2010

05/04/10 - 02:01

Quelques photos des voyages de Tom : Lumières d'hiver à Venise



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Le pont du Rialto depuis San Silvestro :



Visions panoramiques de Venise depuis San Giorgio Maggiore et San Maria de Salute :



San Giorgio Maggiore, Place Saint Marc, Canal de Greci :



Entrée du port de l'Arsenal et pont du Rialto :



Soleil couchant sur le Grand Canal de Venise :



Crépuscule sur San Giorgio Maggiore :



Soleil couchant depuis la Giudecca :



Entre chiens et loups sur le pont de l'Académie :



Santa Maria de la Salute à la tombée de la nuit :



La Place Saint Marc en soirée :








La bibliothèque du couvent des arméniens et le pont des soupirs :



Les trésors de la bibliothèque des arméniens :



Soleil d'hiver sur Venise :



Il est 7 heures, Venise s'éveille ...



Les mosaïques extérieures de la basilique Saint Marc :



A l'intérieur de la basilique Saint Marc :







Lumières d'hiver sur Venise :








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Quelques photos des voyages de Tom en Scandinavie



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Les îles Lofoten et le nord de la Norvège :



Les villes de Bergen et de Trondheim :



Le soleil de minuit au delà du cercle polaire artique :



La Norvège, entre tradition et modernité :



Les lacs de Laponie sous le soleil de minuit :



La Finlande, le pays aux milliers de lacs :



La côte suédoise entre Göteborg et Fjälibacka :



Le village de pêcheurs de Skärhamn :



La Suède de Stockholm à Vänersborg :



Dans les rues de Göteborg :



Mes peintures inspirées des voyages en Scandinavie :







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Quelques photos du voyage en Islande



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Paysage du Snaefellsnes et glacier du Vatnajökull :



Les geysers et les cascades de l'intérieur :





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Quelques photos du voyage à Budapest :



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Le pont aux chaînes sur les bords du Danube et la maison du parlement :





Les bains Szechenyi :







Les bains Gellert :



Les bains Rudas dans un décor ottoman :




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Quelques photos du voyage à Prague :



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Le pont Charles et les bords de la Vltava :



Le centre historique de Prague :







Sur les hauteurs du chateau de Prague et la rue des alchimistes :




Une de mes peintures inspirées de ce voyage à Prague :




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Quelques photos du voyage en Bavière



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Le chateau de Neuschwanstein surgissant dans la brume du matin :





Lumières d'automne en Bavière :




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Quelques photos de Suisse :



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Les lacs Suisses : Léman, Interlaken, Dixence ...



Le lac de Dixence dans le Haut Valais :



Eglise dans les Grisons près de Thusis :



La vue des Alpes depuis le Chasseral :



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Quelques photos du voyage en Toscane :



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Florence au lever du jour :





La ville de Sienne au soleil couchant :



Mes peintures inspirée du voyage en Toscane :





05/04/10 - 01:00

Quelques photos du voyage à Rome :



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Le Forum dans le centre historique de Rome :





Les anciens termes de Rome et les jardins de la villa Borghèse



Les vestiges de la Rome antique : du forum au Panthéon



La "dolce vita" d'un chat romain :



Urbi et Orbi !



La basilique Saint Pierre de Rome :



Crépuscule sur la place du capitole :



Fin de journée sur les toits de Rome :



Soleil couchant sur le Forum :



La nuit au Colisée :



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Quelques photos du voyage à Istanbul :



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Sainte Sophie dans le centre historique d'Istanbul :



Coucher de soleil sur le Bosphore :



Croisière en bateau le long du Bosphore :



Le palais de Topkapi, la résidence des sultans ottomans :



Istanbul by night :



Les mosaïques millénaires de Sainte Sophie :





A l'intérieur de la mosquée bleue :



La citerne et la mosquée bleue :



La Corne d'Or à Istanbul :



Les mosaïques de l'Eglise Saint Sauveur In Chora :









Moment de repos au Hamam de Cagaloglu :





05/04/10 - 00:26

Quelques photos du voyage à Madère :



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La côte nord de Madère et le Rocher de l'aigle :



Chemins de Randonnée sur les hauteurs de Madère :



L'île Jardin de Madère :



La mer et la montagne dans la même journée !



Chemin de randonnée le long des lévadas :



La côte nord de Madère :



Les champs de vignes au plus près de l'océan :



L'océan n'est jamais bien loin à Madère :






 

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